Réponse : Oui
Selon la Cour suprême du Canada, une personne à l’obligation de dévoiler son statut sérologique positif au VIH avant toute activité sexuelle comportant une possibilité réaliste de transmission, et ce, même si le risque est faible. Dans le cas où la personne ne dévoile pas son statut alors qu’elle a eu un comportement présentant une possibilité réaliste de transmission, elle pourra être déclarée coupable par un tribunal, notamment pour agression sexuelle grave, et ce, même si la personne n’a pas été infectée par le VIH (Référence: Réseau juridique canadien VIH/sida. (2012). La non-divulgation du VIH et le droit criminel : Implications pratiques des récentes décisions de la Cour suprême du Canada pour les personnes vivant avec le VIH : Questions & Réponses. Toronto, Réseau juridique canadien VIH/sida. En ligne. www.aidslaw.ca/publications/interfaces/downloadFile.php?ref=2088).
Réponse : Non
Par contre, une personne n’est pas obligée de dévoiler son statut lors d’une relation vaginale si elle utilise un condom ET présente une charge virale inférieure à faible.
Pour plus d’information, vous pouvez consulter le Réseau juridique canadien VIH/sida au www.aidslaw.ca, le site de la COCQ-SIDA au www.cocqsida.com/ressources/vih-info-droits.html ou contacter le service VIH info Droits de la COCQ-SIDA (région de Montréal : 514 844 2477 poste 34, extérieur de Montréal : 1-866-535-0481 poste 34).
Réponse : Non
De façon générale, sauf certaines exceptions (les assurances et « la possibilité réaliste de transmission par voie vaginale») personne ne peut obliger une FVVIH à dévoiler son statut sérologique, car cette information est confidentielle. Ainsi, une FVVIH n’est pas tenue de dévoiler son statut sérologique à ses amis, aux membres de sa famille, à son employeur, à ses collègues de travail ou aux professionnels de médecine alternative si telle est sa décision. En revanche, il appartient à chacune de le dévoiler ou non à la ou aux personnes de son choix, et de déterminer les conditions du dévoilement s’il y a lieu.
Réponse : Non
Bien que chaque professionnel(le) de la santé soit tenu d’appliquer les principes de précautions universelles (port de gants et stérilisation des instruments et du matériel), il n’est pas obligatoire de dévoiler son statut séropositif au VIH ou tout problème de santé. Toutefois, afin de recevoir des soins qui tiennent compte de son état de santé actuel il est préférable d’en informer le/la professionnel(le) de la santé.
Réponse : Oui
Dans le cas des assurances vie et d’invalidité individuelle, la compagnie est en droit de demander cette information. Si la femme omet de mentionner cette information, non seulement la compagnie refusera de verser l’indemnité prévue s’il y a lieu, mais la femme se rend coupable d’une fraude à l’assurance et, dans cette situation, le contrat sera annulé. De plus, il y aura une mention de ce mensonge dans le dossier d’assurance fédéral de la personne, ce qui l’empêchera de souscrire une assurance par la suite.
Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site de la COCQ-SIDA au www.cocqsida.com/ressources/vih-info-droits.html ou contacter le service VIH info Droits de la COCQ-SIDA (région de Montréal : 514 844 2477 poste 34, extérieur de Montréal : 1-866-535-0481 poste 34).
Réponse : Oui
Recevoir un diagnostic de séropositivité au VIH suscite plusieurs réactions, notamment le choc, le déni, la colère, la tristesse et parfois la dépression, la résignation, l’acceptation, l’adaptation et l’intégration. La plupart de ces réactions, qui surviennent habituellement à la suite de la perte d’un être cher, peuvent également se manifester suite à l’annonce d’une maladie chronique telle que le VIH. Ces réactions constituent les étapes nécessaires d’un processus menant à l’acceptation. Ces étapes peuvent être vécues plus d’une fois par la même personne, à un rythme et dans un ordre différent.
Réponse : Non
Au plan mondial, il y a presque autant de femmes que d’hommes qui vivent avec le VIH (Organisation mondiale de la santé, 2013). Toutefois, le VIH se vit différemment pour les femmes et pour les hommes. Au Canada, depuis 1985, même si les femmes représentent une proportion grandissante de cas de VIH déclarés (Agence de la santé publique du Canada, 2010), les cas de VIH au Québec sont majoritairement de sexe masculin (79,1 %) (INSPQ, 2012). Pour de l’information spécifique sur l’épidémiologie du VIH de votre province ou de votre pays, vous êtes invités à consulter les ressources disponibles à ce sujet. (Références : Organisation mondiale de la Santé. (2013). Genre, femmes et santé : Inégalités entre les sexes et VIH/sida. En ligne. http://www.who.int/gender/hiv_aids/fr/
Institut national de la santé publique du Québec. (2012). Programme de surveillance de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au Québec : cas cumulatifs 2002-2011. Québec : Gouvernement du Québec.
En ligne. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1579_ProgSurvInfectionVIHQc_CasCumul2002-2011.pdf
Réponse : Oui
Lors de relations sexuelles non protégées, les femmes sont plus vulnérables à l’infection au VIH pour des raisons biologiques, culturelles, sociales et économiques. D’un point de vue biologique, la muqueuse vaginale chez la femme qui est exposée durant les rapports sexuels est plus étendue que la région du gland chez l’homme. Aussi, les hommes transmettent davantage de fluides sexuels que les femmes durant le rapport sexuel et une plus grande quantité de virus existe dans le sperme comparativement aux sécrétions vaginales. Enfin, les tissus du vagin et de l’anus sont quant à eux plus sensibles aux micros déchirures qui peuvent survenir lors de rapports sexuels avec pénétration. Mondialement, les filles ont moins accès à l’éducation que les garçons et possèdent donc moins de connaissances sur la sexualité, le VIH et les moyens de protection. Concernant leur situation socio-économique, davantage de femmes vivent sous le seuil de la pauvreté ou sont dépendantes des hommes pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Dans ce contexte, elles sont donc moins en position d’exiger le condom si les hommes ne le désirent pas (Organisation mondiale de la Santé, 2013). (Références: Organisation mondiale de la Santé. (2013). Genre, femmes et santé : Inégalités entre les sexes et VIH/sida. En ligne. http://www.who.int/gender/hiv_aids/fr/
Réponse : Non
Lors de relations sexuelles protégées, les femmes ne courent pas plus de risque de contracter le VIH que les hommes. Ce sont les comportements qu’une personne adopte qui la rendent plus susceptible de contracter le VIH (relation sexuelle non protégée et partage de matériel d’injection de drogue).
Réponse : Oui
Il existe quatre types de dévoilement. Il y a le dévoilement secret (très peu de personnes au courant. Souvent le médecin traitant et le partenaire), le dévoilement sélectif (les femmes dévoilent à certaines personnes auprès de qui elles ont évalué la situation), le dévoilement complet (dévoilement à un plus grand nombre de personnes sans tenir compte de la personne à qui le dévoilement est fait) et le dévoilement non désiré (bris de confidentialité par une personne tenue dans la confidence).
Réponse : Oui
Le dévoilement peut entraîner des répercussions positives sur différentes sphères de la vie de la personne. Par exemple, au plan professionnel, la personne peut se voir octroyer des bénéfices rattachés à un handicap, comme une bourse d’études ; au plan relationnel, la personne peut obtenir le soutien de son entourage et créer de nouvelles amitiés; au plan familial, le dévoilement peut apporter une solidification de la relation amoureuse et un rapprochement et au plan personnel, la personne peut se sentir soulager de ne plus avoir à mentir.
Réponse : Oui
En général, les expériences de dévoilement semblent plutôt bien se passer ou du moins, les conséquences négatives qui y sont associées ne se révèlent pas être toujours présentes. Toutefois, il n’est pas exclu que le dévoilement puisse entraîner des répercussions négatives sur différentes sphères de la vie de la personne. Par exemple, au plan professionnel, le dévoilement peut entraîner une perte d’emploi ; au plan relationnel, du rejet et de la manipulation ; au plan socioéconomique, un refus pour la citoyenneté canadienne et au plan familial, un choc ou de la peine.
Réponse : Oui
Voici une liste possible de certains avantages : protéger ses enfants par rapport à la stigmatisation et à la discrimination sociale, éviter le rejet, préserver la santé d’un proche, conserver son emploi, éviter la stigmatisation et la discrimination, etc.
Réponse : Oui
Voici une liste possible de certains inconvénients pouvant être vécus par une personne qui souhaite conserver le secret : se sentir isolée, subir le dévoilement malgré soi par d’autres personnes, vivre avec le poids du secret, devoir constamment se cacher, mentir à propos de son état de santé, avoir une double vie, etc.
Réponse : Oui
Le dévoilement de son statut séropositif au VIH est un processus continu et non une action isolée. Par ailleurs, le dévoilement peut entraîner des répercussions non seulement chez la personne qui dévoile, mais également chez la personne qui entend la nouvelle et chez les membres de sa famille et de son entourage. La préparation au dévoilement de son statut sérologique contribue à ce que celui-ci se déroule bien et à mieux anticiper, diminuer ou gérer les conséquences qui pourraient survenir à la suite de cette action. Par ailleurs, compte tenu de la complexité du dévoilement (ses enjeux et ses conséquences), la femme devrait pouvoir décider si elle souhaite dévoiler son statut ou non. Dans ce contexte, les personnes qui oeuvrent auprès des FVVIH devraient respecter le désir des femmes qui souhaitent conserver le secret de leur statut, offrir du soutien pour celles qui se questionnent à propos du dévoilement ou accompagner ou communiquer des références aux femmes qui souhaitent dévoiler leur statut.